Les professionnels de l'orthophonie revendiquent une meilleure reconnaissance de leur formation

Les orthophonistes et les étudiants en orthophonie se sont mobilisés samedi 14 janvier dans les 16 villes de France où sont implantées leurs écoles. Leur revendication ? Une meilleure valorisation de leur formation initiale, car malgré quatre ans d'études, le diplôme d'orthophonie est aujourd'hui reconnu comme un Bac+2. Face à la demande de ces professionnels de santé, les ministères de la Santé et de l'Enseignement supérieur et de la Recherche avaient en octobre dernier proposé un diplômé délivré en Master 1, avec la possibilité d'une spécialisation en Master 2, entraînant la création du titre d'orthophoniste-praticien. Mais cette suggestion ne satisfait pas la Fédération nationale des étudiants en orthophonie (FNEO), qui exige que la formation passe de quatre à cinq ans pour tous, afin d'adapter les prises en charges aux dernières avancées scientifiques et techniques, et d'avoir la possibilité d'accéder à la recherche. Les orthophonistes obtiendraient ainsi un diplôme de niveau Master 2. La proposition des ministères est jugée insuffisante et inadaptée par les 19 000 orthophonistes, aujourd'hui en exercice. Céline Lefèvre, orthophoniste depuis huit ans, explique :"Je suis contre cette réforme parce qu'au niveau de l'offre de soins, ce sera une catastrophe avec d'un côté des orthophonistes généralistes et de l'autre des spécialistes. Or on doit tout savoir faire". "Aujourd'hui, notre profession évolue énormément et l'on a besoin de cinq ans pour être opérationnel sur tous les domaines (de la petite enfance aux maladies dégénératives...)" ajoute Philippe Penigault, vice-président de la Fédération nationale des orthophonistes (FNO). Également en discussion, la possibilité de mettre en place un concours national remplaçant les examens spécifiques mis en place par chaque école de formation.
Source : Le Monde et communiqué de presse FNEO
Crédit photo : lightpoet - Fotolia.com
V.C. (13/01/2012)